Charles-Étienne

Résumé

Charles-Étienne Sous le fouet (1921)

Françoise l’avait écoutée, frémissante. Ce que Marina venait de souffrir, le guet-apens du bain dont elle avait failli être elle-même victime, la morsure, cuisante encore, du fouet de la Dortnoff, l’emplissaient d’une terreur folle en même temps que d’une haine farouche. Sa torpeur était passée. Une pitié profonde envers la Triestine la faisait se pencher sur cette fragilité plus blessée qu’elle...
La sauvageonne s’était tue, la regardant avec une ferveur extasiée, joignant les mains, se sentant comme protégée par la plus forte, par la plus grande.
Source : Gutenberg

Charles-Étienne Sous le fouet (1921)

Depuis les quinze jours que durait sa séquestration, Françoise avait adressé lettres sur lettres à Mlle Corbier et à Jacques Provence. Elle ne s’illusionnait pas sur leur sort, se doutant que nulle d’elles n’arriverait à destination, bien que Marina les eût remises, non aux valets noirs, mais au portier, monstre à tête de bull-dog, qui adressait à la soubrette, chaque fois qu’il la rencontrait, un hideux sourire où la jeune fille, dans sa détresse — et en dépit du traditionnel : « On ne passe pas ! » — avait cru discerner un semblant de bienveillance.
Source : Gutenberg

Charles-Étienne Sous le fouet (1921)

Si, dans ses lettres à Moune, Françoise avait pu se moquer du luxe, déplorablement faux, qui régnait au Palais de Felsburg, elle était, cette fois, et non sans surprise, forcée de reconnaître, en dépit des émotions multiples qu’elle venait d’éprouver au cours d’un voyage qui finissait en rapt, qu’elle se trouvait dans une demeure du plus pur XVIIIe siècle.
Tout, dans cet intérieur, d’un goût véritablement exquis, avait été créé pour le charme des yeux.
Source : Gutenberg

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