Résumé

Lettres Bressanes par Denis Fiolet (1879)

« Je vous présente, lecteurs, le papa Denis Fiolet, brave paysan de la Bresse, qui demande la permission de faire connaissance avec vous. C'est un brave homme le père Fiolet; il ne fiole jamais, entre parenthèse... »
Françoise m'a interrompu : Quoi ! c'est-y Dieu bien vrai que tu as demandé à faire connaissance avec ces gens de là-bas, si loin ? Et ne vois-tu pas qu'ils se moquent déjà de toi en disant que tu ne fioles jamais!
— Là, là, là ! pas si vite, Françoise, ma chérie ; ce qu'ils disent n'est-il pas la pure vérité ?
Source : Gallica

Lettres Bressanes par Denis Fiolet (1879)

Pourquoi notre république ne serait-elle pas comme cette autre qui laisse tout le monde tranquille, qui paie ses dettes et qui diminue ses impôts ! Nos gouvernants ne finiront-ils pas, monsieur, par comprendre que c'est le seul moyen de nous tirer d'embarras ?
— Nos gouvernants n'ont ni assez d'élévation d'esprit, ni assez de désintéressement de coeur pour comprendre cette manière de faire ; outre les augmentations de dépenses que je vous ai citées, ils ne s'occuperont que d'en faire d'autres ; et, pour le moment nous n'en sommes encore qu'à la république à bon marché, mon pauvre Denis !
Source : Gallica

Lettres Bressanes par Denis Fiolet (1879)

Est-ce que ce n'est pas la même chose pour les fournisseurs d'instruction qui vivent de leur école comme l'épicier vit de son poivre ? Est-ce que la fourniture des idées et des connaissances qui forment la provision de savoir de nos enfants ne mérite pas les mêmes garanties que la fourniture de nos marmites ? Est-ce que, par hasard, les âmes de nos enfants ne valent pas du poivre ? Donc, M. le Rédacteur, je suis pour la libre concurrence, là comme partout. Vous l'avez dit vous-même vingt fois, la concurrence est l'âme du commerce; elle seule pousse au progrès; sans elle on s'endort.
Source : Gallica

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