Résumé

Daniel Bellet Tsing-Tao et la ruine de la culture allemande en Extrême-Orient

EN EXTRÊME-ORIENT Quelle qu’ait pu être la satisfaction que nous avons ressentie, en apprenant que les Japonais, avec l’aide des Anglais, avaient pris Tsing-Tao, chassé les Allemands de leur puissante colonie chinoise de Kiaou-Tchéou, détruit des navires, des fortifications, capturé un riche port de commerce, mis la main sur d’importantes entreprises industrielles et commerciales dans la province du Chantoung ; nous ne pouvons généralement point nous figurer le coup porté à l’Allemagne par le succès de ce siège.
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Daniel Bellet Tsing-Tao et la ruine de la culture allemande en Extrême-Orient

On avait en vue un port de commerce, qui devait être un port franc, pour permettre l’exploitation du riche hinterland du Chantoung, sans qu’on eût aucunement l’ambition de faire de cette nouvelle colonie une colonie de peuplement. On entendait, d’autre part, résoudre, avant même la question commerciale, la question militaire, en faisant de Tsing-Tao et du territoire de Kiaou-Tchéou un point d’appui pour la flotte allemande en Extrême-Orient. L’Empereur avait l’ambition d’y créer un arsenal susceptible d’être comparé à celui de Hong-Kong.
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Daniel Bellet Tsing-Tao et la ruine de la culture allemande en Extrême-Orient

Dans le courant de l’année 1909, l’extraction de charbon des mines de la Société dont il s’agit atteignait déjà 430 000 tonnes ; en 1913, le chiffre correspondant a dépassé de beaucoup 550 000 tonnes ; 50 000 tonnes au moins ont été vendues le long du chemin de fer ; 170 000 tonnes se sont écoulées à Tsing-Tao, soit pour l’exportation, soit comme charbon de soute pour les bateaux fréquentant le port. Que l’on songe que 550 000 tonnes par an, c’est déjà le débit d’une exploitation minière d’importance.
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