Résumé

Désirables Modifications à introduire dans notre loi politique pour constituer une véritable république… (1884)

Certes votre intelligence, votre connaissance de l'histoire, vous eussent fait préférer un Sénat vraiment habile à la foule sans lumière qui essaye de vous conduire. Vous auriez mieux aimé le sort de Rome que celui d'Athènes, de Venise que celui de Florence, car il s'agit pour la France, non-seulement de vivre, mais de montrer au monde que cette idée républicaine n'est pas, comme on se plaît ailleurs à le répéter, la fin, la mort d'un peuple, et qu'un régime qui se fait respecter, aimer parfois des peuples, a bien des raisons d'être.
Source : Gallica

Désirables Modifications à introduire dans notre loi politique pour constituer une véritable république… (1884)

Est-il sage, est-il bien prudent, lorsqu'on fonde une République, c'est-à-dire un régime de liberté, de lui donner tout d'abord un maître, dont aucune puissance effective ne peut contrôler les arrêts, lorsque ses membres n'ont passé clans aucune des grandes magistratures de l'Etat, qu'ils ne connaissent ni ses lois, ni le régime de ses armées, ni son commerce, ni rien enfin de ce qui peut ajouter à sa grandeur ou préparer sa ruine ? Est-il sage qu'on ait doté de ce pouvoir sans limites une Assemblée choisie par la partie la plus nombreuse, donc la plus ignorante de la nation?
Source : Gallica

Désirables Modifications à introduire dans notre loi politique pour constituer une véritable république… (1884)

Comment espérer que la France, qui renferme tant de peuples si divers d'origine, de goûts, d'instincts, si différents du Midi au Nord, de l'Est à l'Ouest, lorsque son vrai maître, son vrai roi qui dispose à son gré de sa fortune, de ses vaillantes armées, des ministres, des fonctionnaires, du président, de tout le gouvernement enfin, est le résultat d'un seul vote, livré à la merci du peuple le plus passionné, le moins raisonnable de la terre !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature