Edmond Cuvelier, La Fontaine et Boileau sur le terrain de la fable (1906)
“ La Fontaine en juge tout autrement. Il se préoccupe d'accommoder la fable à l'esprit de ses lecteurs, ainsi que le prouve son exemple de Crassus et des Parthes. Il ne cherche pas à convaincre, mais à persuader ; préférant aux manières étroites, rudes et impérieuses de la raison, les manières un peu libres, mais douces et enveloppantes du sentiment, qui, en parlant à l'imagination et au coeur, exercent sur la multitude une action profonde et durable, et il se tient pour satisfait si la leçon, qu'il veut faire, ressort, naturellement et comme d'elle-même, de l'ensemble de son oeuvre. ”
