Ernest Havet,
Revue des Deux Mondes
“ La nature, c’était le paganisme ; la grâce, c’était la foi de Jésus-Christ : Augustin ne pouvait donc trop accabler la nature et trop exalter la grâce. C’est dans un sentiment semblable qu’au XVIe siècle, au réveil de l’esprit païen, les chrétiens zélés se rejetèrent encore vers le dogme de la grâce toute-puissante, et comme effrayés de leur libre arbitre et craignant qu’il n’échappât à la volonté de Dieu, allèrent jusqu’à le perdre dans cette volonté souveraine. Mais on peut dire que, depuis ce temps, la doctrine de la grâce a baissé à mesure que baissait la foi. ”
