Résumé

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XV

Il en est de même de la balance du commerce, envisagée de nation à nation : lorsqu’un grand commerce accumule les richesses dans un pays, en y faisant hausser le prix des choses nécessaires à la vie, celui de la main d’œuvre et celui des marchandises de toute espèce, elles lui donnent à la longue un désavantage visible dans tous les marchés du dehors, et il s’appauvrit : au contraire, s’il est pauvre et industrieux, à la longue, sa pauvreté même sera pour lui une source d’opulence.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XV

Encore moins doit-il juger du péril par l’importance ou la réalité des griefs tendant à soulever la multitude : car, lorsque la crainte est beaucoup plus grande que le mal, les mécontentemens publics n’en sont que plus dangereux, attendu que la douleur a une mesure, au lieu que la crainte n’en a point ; sans compter que, dans les cas où l’oppression est portée à son comble, cette oppression même qui a lassé la patience du peuple, lui ôte le courage et le pouvoir de résister.
Source : Wikisource

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon Essais de morale et de politiqueChapitre XV

En tout pays où le peuple a des chefs, si ces chefs, au lieu de se laisser aveugler par leur jalousie contre les grands propriétaires et contre le pouvoir exécutif, comme ils le font toujours, se contentoient de défendre, avec une méthodique fermeté et une modération soutenue, les droits sacrés dont ils sont les dépositaires, ils seroient toujours les maîtres et auroient toujours droit de l’être.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature