Résumé

François-Evariste Martin Les corollaires d'un principe, ou Syphilis et prostitution… (1863)

Chez les Grecs, l'éducation est une introduction à la morale sociale et à la vie politique; elle fait de l'enfant un homme et de l'homme un citoyen ; elle cherche à assurer la santé de l'âme par celle du corps, au moyen d'une gymnastique bien entendue. En outre, le sentiment de la liberté individuelle est toujours très-vif et très-respecté, de sorte que l'esclavage ne s'y montre aussi dur ni aussi général qu'à Ilome. C'est que la Grèce fut, comme le dit Hippocrate, le pays des grandes âmes; elle a donné la mesure de la puissance du génie humain livré à ses propres forces.
Source : Gallica

François-Evariste Martin Les corollaires d'un principe, ou Syphilis et prostitution… (1863)

Peut-on trouver, en effet, une autre Cornélie, un autre Cinccinatus, un autre Coriolan, un autre Scipion, un poète plus agréable et plus pur que Virgile, plus grâcieux qu'Ovide, plus tendre que Tibulle, un orateur plus parfait que Cicéron, un capitaine plus vaillant que César, un philosophe plus sage et plus profond que Sénèque, un historien plus consciencieux que Tacite? Mais précisément encore ici la littérature morale présente des nuances d'une teinte la plus sombre.
Source : Gallica

François-Evariste Martin Les corollaires d'un principe, ou Syphilis et prostitution… (1863)

Heureusement, l'influence salutaire du christianisme arrêta cette conflagration universelle et montra combien d'Etats périssent. Plus parcequ'on viole les mœurs que parce qu'on viole les lois. Partout où il y a des mœurs, il y a du bonheur, et
n'est ni la sportule ni la loi agraire - qui éteindront le paupérisme du corps et de l'âme, si des considérations d'un ordre plus élevé ne viennent s'établir au sein de la conscience humaine.
J'ai tâché, mon ami, d'établir successivement par deux grands éxemples historiques la fatale nécessité de la prostitution.
Source : Gallica

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