Frédéric Boutet, Par-dessus le mur
“ Penché vers le poêle, un vieillard blême, à barbe grise hirsute, un chapeau mou crasseux sur la tête, une couverture trouée sur le dos, était assis sur une chaise de jardin en fer. Il avait tourné la tête vers la porte et regardait, d’un œil hagard et fâché, qui entrait.— Monsieur Martelan ? demanda Jacques Férial.— C’est moi. Et vous, monsieur, qui êtes-vous ? dit le vieux d’une voix creuse.Jacques Férial éprouvait une gêne à surprendre ainsi, brusquement, dans sa misère, ce compagnon de jadis que la vie avait traité si différemment qu’elle ne l’avait traité, lui ! ”
