Frédéric Boutet

Résumé

Frédéric Boutet Par-dessus le mur

Penché vers le poêle, un vieillard blême, à barbe grise hirsute, un chapeau mou crasseux sur la tête, une couverture trouée sur le dos, était assis sur une chaise de jardin en fer. Il avait tourné la tête vers la porte et regardait, d’un œil hagard et fâché, qui entrait.
Monsieur Martelan ? demanda Jacques Férial.
— C’est moi. Et vous, monsieur, qui êtes-vous ? dit le vieux d’une voix creuse.
Jacques Férial éprouvait une gêne à surprendre ainsi, brusquement, dans sa misère, ce compagnon de jadis que la vie avait traité si différemment qu’elle ne l’avait traité, lui !
Source : Gutenberg

Frédéric Boutet Par-dessus le mur

Tout en jouant de sa main effilée avec les boucles de l’enfant, Mme de Livière examinait M. Lassoy qui s’inclinait en se nommant.
Il lui convint. Bien vêtu, avec une correction sévère et effacée, les cheveux blonds, le teint frais, la barbe soyeuse et légère, les yeux bleus et naïfs derrière un lorgnon d’or, la voix amortie, la parole choisie et les manières discrètes, il ne déparerait pas, estima-t-elle, le décor d’élégance et de bon ton qu’elle maintenait au château.
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Frédéric Boutet Par-dessus le mur

Dans cette nuit mémorable, lorsque Mme Trossepotte, qui veillait en attendant le retour de l’époux, vit qu’il était minuit vingt et que Trossepotte n’était pas là, elle commença à être en courroux. A minuit et demi, elle frémissait de rage et, à une heure, elle se demandait quelle vengeance pourrait être suffisante pour châtier l’offense, lorsqu’elle songea tout-à-coup que Trossepotte avait peut-être été victime d’un accident, d’une attaque nocturne... Cette pensée la remplit d’une angoisse qui l’étonna elle-même.
Dans des alternatives de colère et d’anxiété, la nuit s’écoula.
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