Georges Feydeau

Georges Feydeau

Résumé

Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Un fil à la patte

Lucette et De Chenneviette. Toi ?
Bois-d’Enghien. Vous ? (À part.) Elle aussi ?
Nini. Moi-même, tout comme une héritière du Marais.
Lucette. Mes compliments.
De Chenneviette, qui a gagné le milieu de la scène, au-dessus du canapé. Et quel est le... brave ?
Nini. Mon amant, tiens !
De Chenneviette, moqueur. Il est ton amant et il t’épouse ! mais qu’est-ce qu’il cherche donc ?
Nini. Comment, « ce qu’il cherche » ! Je vous trouve impertinent !
Lucette. Pardon, quel amant, donc ?
Nini. Mais je n’en ai pas plusieurs... de sérieux s’entend. Le seul, l’unique ! le duc de la Courtille !
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Un fil à la patte

BOIS-D’ENGHIEN, BOUZIN.
Bois-d’Enghien, qui les a regardés partir, traversant à grands pas la scène, et, brusquement, à Bouzin qui s’est levé et est allé porter sa chaise à gauche de la table. Eh bien ! voulez-vous que je vous dise, vous ! Vous êtes amoureux de Lucette !
Bouzin. Moi !
Bois-d’Enghien. Oui, oui ! Oh ! pas besoin de dissimuler, vous êtes amoureux ! Eh bien ! mais hardi donc ! Du courage ! C’est le moment, allez-y !
Bouzin. Hein !
Bois-d’Enghien. Si vous êtes un homme, Lucette est à vous.
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Portrait de Georges Feydeau Georges Feydeau Un fil à la patte

La Baronne, descendant un peu. Qu’est-ce que tu veux, tu me déconcertes !
Viviane, la rejoignant par derrière, et comme une enfant câline, la tête par-dessus l’épaule de sa mère, l’enserrant de ses deux bras. Non, vois-tu, maman, tu es encore trop jeune pour comprendre ça !...
La Baronne, riant. Il faut croire ! (Elle l’embrasse.)
Viviane. Eh bien ! voilà justement ce que je reproche à M. de Bois-d’Enghien ; il est très gentil, très bien, mais... il ne fait pas sensation ! Enfin ! quand on pense... qu’il n’y a pas la plus petite femme qui se soit tuée pour lui !...
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