Georges Guyau

Résumé

Georges Guyau Revue des Deux Mondes

Mon impression, affirmait-il, était que je trouverais chez le Pape Léon XIII plus de bienveillance et plus d’intérêt pour la consolidation de l’Empire et la prospérité de l’État prussien que je n’en ai trouvé parfois chez la majorité du Reichstag. Je tiens le Pape pour plus ami de l’Allemagne que le Centre. Le Pape est sage, modéré, ami de la paix, ni guelfe, ni polonais, ni progressiste, ni s’appuyant sur le socialisme. Il est libre, représente la libre Église catholique, le Centre représente l’Église catholique au service du parlementarisme et de la manipulation électorale.
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Georges Guyau Revue des Deux Mondes

Busch, le 27 janvier, demandait à Bismarck : « Où en êtes-vous avec le vieux Monsieur ? — Le Pape ? reprenait le chancelier. Oh ! tout à fait bien. Il a même confiance en moi, et il a raison de croire à mon équité. Mais Windthorst, lui, c’est le père des mensonges ; il ment contre nous, il ment contre le Pape. » Et Bismarck regrettait que le roi de Prusse, que les autres ministres fussent hostiles à l’établissement d’une nonciature à Berlin, car un nonce songerait du moins à faire les affaires de l’Église, ce à quoi Windthorst ne songeait pas.
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Georges Guyau Revue des Deux Mondes

Deux explications, en trois points chacune, tel était le message de Jacobini. Après cette apologie des suggestions politiques qu’avait hasardées le Vatican, le cardinal, sans y insister, sans les renouveler, posait sa plume. Le Centre n’était l’objet d’aucun blâme formel ; et la question qu’avait posée Franckenstein : Devons-nous durer ? était tranchée par trois considérations, qui toutes trois concluaient : Vous devez durer.
« Ce Centre ! ce Centre I Le Pape ne va-t-il pas relever sa soutane et retrousser ses manches pour empoigner ces gens-là ? »
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