Résumé

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Drames : Lady Tempest, avec une lettre de Gustave Flaubert… (1883)

HIRCANUS.
Princesse...
Tous saluent.
CORINE.
Enfin, Bella! je te cherche en tout lieu... Hircanus, je vais mal, — nul n'y peut rien, que Dieu!
334 L'HERCULE.
— Charivari, va-t'en! — Je suis triste... à vrai dire, Rien ne m'égaierait moins que des chansons pour rire! Laissez-moi, mes amis, — et toi, reste, Bella! Hircanus et Charivari sortent.
Allons, que t'a-t-on dit? Conte-moi tout cela?
BELLA.
On ne dit rien, — car tous ignorent l'aventure... Hercule a cet orgueil de cacher sa torture, Il a gardé pour lui ce qu'il a dû souffrir... C'est le meilleur moyen, il est vrai, d'en mourir!
Source : Gallica

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Drames : Lady Tempest, avec une lettre de Gustave Flaubert… (1883)

LAURA.
... Non, sa tombé m'appelle ! La Grèce a du soleil, mais l'Ecosse est plus belle!
MARY-ANE.
Oh! dis-leur bien à tous qu'un jour je reviendrai Au grand manoir de mousse au fond du bois sacré, — Dis-leur, aux vieux amis, aux enfants des chaumières, Que je garde mon coeur aux tendresses premières, Et que ce beau soleil ne peut faire oublier L'âpre vent qui mugit dans le noir peuplier! Dis-leur que j'aime encor notre terre d'Ecosse, Et que ses durs rochers et son hiver précoce. M'appellent en secret... Que je leur tends les bras... Et que je reviendrai!
LAURA.
Tu ne reviendras pas !
Source : Gallica

Portrait de Gustave Flaubert Gustave Flaubert Drames : Lady Tempest, avec une lettre de Gustave Flaubert… (1883)

Rappelez-vous, Laura, que vous m'aviez promis... Pourquoi ne m'avoir pas laissé dans vos amis, Si votre amour n'était qu'un caprice d'une heure? Car ces caprices-là... c'est assez pour qu'on meure! Si vous vouliez m'aimer, j'oublierais tout encor... Mais Cinna, Galéas, Sanche, les O'Connor Sont pour moi le supplice éternel qui me tue ! Et je n'ai pas le droit d'avoir l'âme fibattue, Non! Il me faut sourire en m'étreignant le coeur... Vous m'écoutez parler avec votre air moqueur... Mais tu ne sais donc pas que pour toi, pauvre fille, J'ai sacrifié tout : ambition, famille! Famille, oui!
Source : Gallica

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