Résumé

Portrait de Gyp Gyp,  Le mariage de chiffon (1894)

“ Très agacée d'être ainsi épluchée, Chiffon, les yeux brillants et le nez en l air comme aux jours de bataille, proposa :
— Si on recausait comme avant... au lieu de s'occuper de moi?...
Une des portes du salon, qui donnait sur le jardin, était ouverte. Sans attendre pour juger de l'effet produit par sa proposition, elle sortit et descendit le perron, où l'attendait Gribouille, son meilleur ami, un énorme dogue court et trapu ; bonasse avec un air féroce.
La nuit était claire, mais sans lune. Une de ces nuits pleines d'humidité et de parfums qu'aimait Coryse.
”
Source : Gallica

Portrait de Gyp Gyp,  Le mariage de chiffon (1894)

“ Mais Chiffon évitait obstinément de tourner les yeux vers lui. Après avoir sommairement salué madame de Bassigny, elle causait maintenant avec un petit jeune homme grêle et étriqué, au front fuyant, au menton ravalé, le vicomte de Barfleur, descendant de la plus vieille famille du pays, et l'un des élégants de Pont-sur-Sarthe. Et, bien que cette conversation semblât, d'après l'air distrait et ennuyé de Coryse, totalement
dénuée d'intérêt, M. d'Aubières, irrité de la voir occupée de quelqu'un, se mit à prendre en grippe l'innocent avorton qui n'en pouvait mais.
”
Source : Gallica

Portrait de Gyp Gyp,  Le mariage de chiffon (1894)

“ Serrant contre lui le petit bras qu'il avait gardé sous le sien, il murmura :
— Laissez-moi espérer un peu... je vous en prie ?...
— Si je ne vous réponds pas tout de suite oui... — dit franchement Coryse — c'est que je veux n'épouser qu'un homme que j'aimerai ou que je sentirai que je peux aimer plus que tous les autres... je déteste le monde, moi !... j'ai les grimaces et les guirlandes en horreur !... je n'ai, jusqu'à présent, aimé vraiment que l'oncle et la tante de Launay, papa, l'oncle Marc, le vieux Jean, ma bonne, Gribouille et mes fleurs...
”
Source : Gallica

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