Résumé

Portrait de Marie Bashkirtseff Marie Bashkirtseff Cahiers intimes inédits de Marie Bashkirtseff… (1925-1926)

Alors je dis qu'il devrait bien apprendre à conduire. Mais Gabriel — je ta nomme Gabriel parce que c'est l'habitude de Mme Gavini et puis son nom lui va bien, je regrette de ne pouvoir l'appeler ainsi quand il est là — donc Gabriel dit qu'il sait très bien conduire, mais il dresse ses chevaux et il n'a jamais peur. Le doux Joseph est crâne ! Gabriel a beaucoup de sa tournure et puis il a des beaux
yeux calmes et dans toute sa jeune nature il y a quelque chose de doux, de pénétrant, d'agréable.
Source : Gallica

Portrait de Marie Bashkirtseff Marie Bashkirtseff Cahiers intimes inédits de Marie Bashkirtseff… (1925-1926)

Je suis artiste avant tout. Je lorgne Gambetta et Gambetta me lorgne, si bien que vers la fin, Antonin Proust et Jules Ferry qui se trouvent près de lui, me lorgnent aussi et on voit que tous les trois s'occupent de moi. En robe de laine et chapeau noir. Alors Gavini nous faisant signe de
descendre, je me lève afin qu'ils voient mieux ma taille.
Source : Gallica

Portrait de Marie Bashkirtseff Marie Bashkirtseff Cahiers intimes inédits de Marie Bashkirtseff… (1925-1926)

Mardi, 14 Mai 1878.
Le prince de B. a fait une cour assidue à ma tante pendant qu'elle était à Nice et lui jurait tous les jours qu'il n'avait pas demandé Mlle B.
en mariage. Si j'avais seulement cent mille francs de rente je le prendrais tout de suite. Quelle misère ! Rien que cent mille francs et ne pas les avoir.
Je ne voudrais pour rien au monde acheter quelqu'un qui me plaît, ce serait le perdre ; mais un indifférent, un nom, un titre, avec plaisir.
Ah ! Dieu, si j'avais ces cent mille francs par an. Comme je serais princesse de B. et comme je vivrais bien !. et honnêtement.
Source : Gallica

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