Henri Streicher

Henri Streicher

Résumé

Portrait de Henri Streicher Henri Streicher Le bûcher de Namougongo (1956)

Emmène-le, répond Mwanga, ainsi tu me sauveras la vie. Il n'y aura plus deux rois dans mon royaume. »
Joseph, qui cette nuit même avait reçu la sainte communion, fut aussitôt arrêté, et, sans jugement aucun, condamné à être brûlé vif, avant le coucher du soleil. Comme les bourreaux voulaient lui lier les mains, il protesta : « Comment ? Je meurs pour ma religion et je chercherais à m'évader ! Un chrétien qui donne sa vie pour Dieu n'a pas peur de mourir. » Et, se mettant en tête du funèbre cortège, il se rendit au lieu du supplice.
Moukajjanga lui-même avait Joseph en grande estime.
Source : Gallica

Portrait de Henri Streicher Henri Streicher Le bûcher de Namougongo (1956)

Mbâga est conduit à l'écart, à une distance, de 10 mètres ; là, un servant lui assène un coup de massue sur la nuque. Le pauvre petit s'écroule comme une masse et son corps est porté sur le bûcher.
Tout étant prêt, on met le feu de tous les côtés à la fois.
Les bourreaux, coutelas en main, se rangent en ligne et entonnent un chant de victoire ; ils vocifèrent de toute la force de leurs poumons : « Ce n'est pas nous qui vous tuons ; ce sont nos dieux qui vous tuent : c'est Nendé, c'est Moukasa, c'est Kibouka qui se vengent de votre mépris. »
Source : Gallica

Portrait de Henri Streicher Henri Streicher Le bûcher de Namougongo (1956)

Moukajjanga ordonna donc le départ immédiat. Mais, arrivé à Kampala, Mathias s'assit et s'adressant aux bourreaux : « Je suis un homme de Moukwenda, dit-il, le roi ne me connaît pas, je n'ai personne à la cour pour plaider en ma faveur ; il n'y a donc ni grâce ni sursis à espérer pour moi. A quoi bon aller plus loin ? Tuez-moi ici. » Moukajjanga informé s'écrie : « Ah ! il ne veut plus avancer. Coupez-lui les deux jambes, et les deux bras également, coupez-les ! »
Source : Gallica

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