Résumé

Henry Priou Les eaux potables de Compiègne… (1886)

Ce que l'on peut affirmer, c'est qu'une eau contenant des matières organiques provenant d'égouts et de fosses d'aisances, peut occasionner la diarrhée, le choléra, la fièvre typhoïde, les fièvres éruptives, etc.
Il est reconnu que lorsqu'une épidémie gagne une ville quelconque, le plus souvent, elle commence par frapper la partie de la population la plus mal partagée sous le rapport de la qualité des eaux. Il
est donc très important que l'administration publique procure à ses habitants de l'eau aussi saine que possible.
Source : Gallica

Henry Priou Les eaux potables de Compiègne… (1886)

S'il en était ainsi l'eau la plus pure serait de l'eau distillée ; or, elle est fade et pesante à l'estomac. La qualité de l'eau potable n'est donc pas en raison de sa pureté chimique ; il faut qu'elle renferme de l'air et des corps étrangers tels que sels de chaux, magnésie en proportions déterminées.
L'eau potable est limpide, légère, aérée, douce, sans odeur, d'une saveur fraîche, agréable ; elle doit bouillir sans se troubler, sans former de dépôt, cuire
les légumes sans les durcir, dissoudre le savon sans former de grumeaux
Source : Gallica

Henry Priou Les eaux potables de Compiègne… (1886)

Dans une eau courante, les matières organiques sont moins dangereuses parce qu'elles sont plus rapidement brûlées et que l'oxygène peut être plus facilement renouvelé. D'après M. Garnier, une eau qui renferme sa proportion normale d'oxygène dissous est une eau certainement saine et probablement bonne ; toute eau, qui a perdu une partie de la quantité d'oxygène dissous, est une eau altérée et toute eau qui est dépourvue d'oxygène par suite de l'altération des matières organiques est une eau corrompue.
Source : Gallica

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