Résumé

Historique du Ve groupe du 103 R[égiment d'… (1920)

Au passage des canons, une femme interpelle le lieutenant Roi, commandant la 14e batterie : « Le canonnier Lelièvre est-il là? » Après un court instant de réflexion et d'émotion, l'officier de répondre : « Demandez à la batterie qui suit. »
Que peut-il lui dire? Doit-il répondre à cette femme, sa mère, sa sœur ou sa fiancée, que l'homme est maintenant dans cette région où ne vivent que les âmes et que son corps repose quelque part, dans la craie de Champagne?
La nuit est noire maintenant. La lune, si claire la veille, est voilée de gros nuages. La pluie ne tarde pas à tomber.
Source : Gallica

Historique du Ve groupe du 103 R[égiment d'… (1920)

C'est dire que nos marches doivent être tenues secrètes : ne pas se mettre en route avant l'obscurité; au petit jour, en cas de vols d'avions ennemis, l'arrêt sous les arbres de la route est de rigueur.
Les nuits sont courtes, il ne faut pas perdre de temps. Une discipline de marche strictement observée est indispensable. Il fait un clair de lune magnifique, mais, peu après notre départ, la colonne est coupée à chaque instant ou doublée par des sections de transport de personnel. Presque toute l'infanterie de notre division défile devant nous.
Source : Gallica

Historique du Ve groupe du 103 R[égiment d'… (1920)

Les officiers vont et viennent de la tête à la queue de leurs unités. Les servants, sur la flèche des canons, s'endorment ou, cramponnés au derrière des voitures, marchent automatiquement. Les conducteurs tombent de sommeil sur leurs chevaux.
Puis les ordres parviennent. Leur importance et le secret sont tels que c'est le capitaine Zierer, adjoint au colonel commandant l'A. D. 5, qui vient les apporter lui-même et les transmettre de vive voix pour qu'aucune trace écrite n'en subsiste.
Le général Mangin va contre attaquer, avec des forces considérables, au-delà de Villers Cotterets.
Source : Gallica

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