Isaac de La Peyrère

Résumé

Isaac de La Peyrère,  Relation de l'Islande

“ Car ils voyent quelque fois, à ce qu'ils disent, comme des fourmilieres de Diables, qui entrent dans la gueule de ce Mont, chargez d'ames dannées; & qui en ressortent, pour en aler chercher d'autres. Et Blefkenius raporte, que lors que cela a paru, on a remarqué qu'il s'est donné une sanglante bataille en quelque endroit. Les Islandois croyent aussi, que le bruit que font les glaces, quand elles heurtent & s'atachent à leurs rivages, sont les cris & les gemissemâns des dannez, pour le grand froit qu'ils endurent. ”
Source : Gutenberg

Isaac de La Peyrère,  Relation de l'Islande

“ Les limites de l'Islande sont; du Levant, la mer Hyperborée; du Midy, l'Ocean Deucaledonien; le Couchant regarde le Groenland, vers le cap Farvel; & le Nort est exposé à la mer glacée du mesme Groenland. La longueur de l'Isle, s'estànd du Levant au Couchant, en autant de chemin qu'un homme en peut faire en vint jours. Et sa largeur du Midy au Nort, à l'endroit le plus large, en autant de païs, qu'un homme en peut traverser en quatre jours. Le mesme Angrimus de qui je tiens cete mesure, ne sait, si ces journées sont d'un homme à cheval, ou à pied. ”
Source : Gutenberg

Isaac de La Peyrère,  Relation de l'Islande

“ IV. Cete Isle est nommée Islande, à cause de la blancheur de ses glaces. On dit qu'elle a esté fertile autrefois; qu'elle a porté de beaux bleds, & qu'elle a esté couverte de grâns bois, dont les Islandois batissoient de beaux, & grâns navires; & dont il se trouve ancore aujourd'huy de grandes & profondes racines, aux mesmes lieux où estoient jadis leurs forests, mais brulées & noires comme de l'ebene. L'Islande est maintenant si infertile, que le bled n'y sauroit naître. Et il n'y croist pas un arbre, quel qu'il soit, que du petit & meschant bouleau. ”
Source : Gutenberg

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