Résumé

J. Couey-Dulongprey L'Auteur malgré lui, ou les Cent guinées de gageure… (1803)

Mon frère, élevé par un aussi grand maître , fut reconnu Chef de notre Société consentie par portion égale, entre lui, ma mère et moi, sous la raison de Veuve Dulongprey, Couey et Fils. Ce changement fut annoncé par des circulaires; tout ce qui tenoit au commerce fut conservé intact; les seuls biens fonds furent partagés.
Né avec une ame trop confiante, j'abandonnai aveuglément le soin et la direction entière du commerce à mon frère ; je me bornai à tenir la majeure partie des écri tures. Comme chez nos bons aïeux, l'union la plus parfaite règnoit parmi nous
Source : Gallica

J. Couey-Dulongprey L'Auteur malgré lui, ou les Cent guinées de gageure… (1803)

Ces pièces , qui dans tous pays m'assuroient la jouissance de ma propriété , ne purent rien à Paris contre la mauvaise-foi-des créanciers de Deslandes, qui, conjointement avec lui, me l'ont volée et en jouissent sans trouble ni inquiétude.
Je me rends à Rouen, où je compte trouver quelques ressources dans ma maison. Un espagnol, me l'avoit sous - louée : il s'en empara: sitôt la nouvelle de ma catastrophe ; passa mon commis dehors ; posa
des gardiens de rigueur.
Source : Gallica

J. Couey-Dulongprey L'Auteur malgré lui, ou les Cent guinées de gageure… (1803)

Grande rumeur parmi les patriotes désolés! Des rassemblemens se forment sur la place d'armes ; des députations se présentent à la municipalité , demandent avec menaces la mise en liberté de leur camarade.
L'affaire prenant un caractère sérieux , on fait battre la générale ; la garde nationale refuse le service ; deux régimens alors en garnison se rassemblent; rien n'effraie les séditieux. Le nommé Compère, oncle du détenu , monte trois fois de suite à la commune; déclare que, si on ne relâche point son neveu, il a des hommes prêts à enfoncer les portes de la prison
Source : Gallica

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