Résumé

Jacques Chardonne : Paris, Bibliothèque nationale… (1984)

Ce presque rien, mais inimitable, où Chardonne reconnaît la plus subtile et délicieuse manifestation de l'amour, il l'a cherché en chacun, en chaque chose, en tout domaine de la vie ; il l'a exprimé dans son oeuvre, mêlant aux traits aigus une fraîcheur d'adolescent et parfois une fantaisie désinvolte ; il en a composé une sagesse. Mais, venus le grand âge et les maux, c'est la dérision de ce qui l'a fait vivre et écrire – et ce serait une mort quasi désespérée, s'il ne découvrait soudain, dans le dévouement de sa femme, ce qu'il n'a pas su reconnaître : l'unique valeur de l'amour.
Source : Gallica

Jacques Chardonne : Paris, Bibliothèque nationale… (1984)

Prisonnier d'une prestigieuse parade, blessé de naissance, rongé de ses refus, il se délectait et se meurtrissait à la fois en évoquant le fragile bonheur de Barbezieux.
Mais ce frémissement et cette blessure, cette agitation dont la fièvre se cache sous une fine élégance : c'est Chardonne ; il leur doit ce que ses livres ont de plus précieux.
Il avait opté pour un art, non l'un des plus éclatants, mais l'un des plus raffinés, et le plus fidèle à sa nature – un art qui, dans sa pudeur et ses exigences, est une qualité de l'âme.
Source : Gallica

Jacques Chardonne : Paris, Bibliothèque nationale… (1984)

Quand il s'exprime sans l'entremise d'un personnage de roman, Chardonne mêle remarques générales et réflexions sur des lectures à des souvenirs et à des observations concrètes sur ce qu'il voit autour de lui, sur les rencontres qu'il a faites et les conversations qu'il a eues avec des amis. Il semble écrire avec abandon, mais il ne livre sa pensée que lorsqu'il l'a coulée dans une forme parfaite. Le plus grand charme de son art naît d'un contraste entre l'expression la plus ramassée et la pure harmonie d'une écriture ailée.
Source : Gallica

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