Résumé

Jacques Quillery Notice historique sur Boissy-sans-Avoir… (1859)

Quand la procession sort de l'Eglise, soit dans cette fête trois fois solennelle où Dieu sort de son tabernacle et va se reposer au milieu des fleurs pour bénir toute une Paroisse, soit dans ces jours de pénitence où les Fidèles allant à travers la plaine font retentir les airs de pieuses invocations au Père, au Fils, au Saint-Esprit, à la sainte Vierge et à tous les Saints en faveur des biens de la terre, la cloche encore fait entendre sa voix.
Source : Gallica

Jacques Quillery Notice historique sur Boissy-sans-Avoir… (1859)

Ce n'est pas une fête où l'on rit, c'est une fête où l'on pleure; et cependant cette fête a des charmes pour tous. Ah ! savez-vous pourquoi, mes amis? C'est parce que la pureté et l'innocence exercent sur le cœur une influence irrésistible ; c'est parce que nous aimons à porter nos regards sur de chers enfants qui sont les amis de Dieu, et qui s'avancent au banquet sacré; c'est enfin parce que toutes les cérémonies de cette fête parlent au cœur, parlent à l'esprit, et réveillent des souvenirs qu'on chérit et qu'on aime; car vous aussi, mes amis, vous avez fait votre première communion.
Source : Gallica

Jacques Quillery Notice historique sur Boissy-sans-Avoir… (1859)

Quand on les rencontrait, ces jours de fête qui embaumaient l'existence, c'était du moins des jours de bonheur ; on relevait la tête, et la pensée montait vers Dieu.
Maintenant rien, rien de tout cela ; plus ou presque plus de ces douces jouissances de l'âme ; la vie, rien que la vie seule et toute matérielle; la vie avec ses misères et ses angoisses, excepté ces éclairs d'un bonheur qui n'en mérite pas le nom, ces rares instants d'une joie vaine et toute extérieure qu'on saisit au passage, et qui laissent toujours le cœur vide, comme le songe qui s'évanouit.
Source : Gallica

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