Résumé

Jean Cathérineau L'encyclique et l'épiscopat français… (1865)

Cette déclaration niait les prétentions de Grégoire VII. Ce Pape affirmait : — Que les Souverains pontifes sont, de droit divin, les monarques de tous les monarques de la terre.
— C'est cette doctrine qu'on voudrait faire prévaloir aujourd'hui. Elle n'est pas sans logique; car de deux choses l'une : ou les princes et les peuples croient que le Pape est le représentant de Dieu sur la terre, et alors ils n'ont rien à lui refuser; ou ils ne le croient pas, et alors pourquoi ne s'affranchissent-ils pas, d'une manière absolue, de son influence fâcheuse pour la paix du monde?
Source : Gallica

Jean Cathérineau L'encyclique et l'épiscopat français… (1865)

Ministres tout puissants d'un respectable culte, Vous nous jetez au front la colère et l'insulte 1 Pour nous défendre un peu nous voulons raisonner, Et vous, toujours méchants, vous voulez nous damner; Respectant votre foi nous soutenons la nôtre, Vous, toujours absolus, vous imposez la vôtre; Vous voulez abrutir par l'inquisition, D'éclairer l'univers est notre mission 1 Voilà, Messieurs, voilà l'énorme différence : Nous avons la raison, et vous la violence.
Source : Gallica

Jean Cathérineau L'encyclique et l'épiscopat français… (1865)

Ah ! du temps du Grand Roi, tout le clergé de France (2) Tenait avec orgueil à son indépendance.
Aujourd'hui, quel affront! moins Français que Romain, Il court au Vatican pour voir son Souverain!
Mais alors, Messeigneurs, allez en Italie Auprès de votre Chef. Qui s'adore s'allie!
Ou respectez les lois en restant parmi nous; Avec l'autorité vivez en bons époux; Sinon, du traitement quand il vous faut la somme, On peut vous renvoyer au grand trésor de Rome.
Le peuple aime à vous voir plus humbles, plus soumis.
Source : Gallica

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