Résumé

Jules Lombard Le Prince Napoléon-Louis Bonaparte et le ministère Molé… (1839)

Et d'ailleurs, un gouvernement doit être logique. Il a dit à la Suisse : « Le droit des gens s'oppose à ce qu'un prétendant soit toléré dans un état voisin. » Pourquoi ne demande-t-il pas à l'Angleterre ce qu'il a demandé à la Suisse? Y a-t-il deux espèces de droit des gens, l'un pour les petits états, l'autre pour les grands? Or, maintenant de deux choses l'une : ou le prince Napoléon était dangereux à quarante lieues de nos frontières ou il ne l'était pas.
Source : Gallica

Jules Lombard Le Prince Napoléon-Louis Bonaparte et le ministère Molé… (1839)

Ce n'est pas sans émotion que le roi et son gouvernement ont lu les paroles qui terminent la réponse de la diète. Comme à toutes les époques de son histoire, la France est encore prête à témoigner à la Suisse qu'elle est son alliée le plus fidèle, son ami le plus sincère, son défenseur le plus invariable de son indépendance. De son côté, la Suisse veillera, nous n'en doutons pas, à ce qu'aucune cause de mésintelligence ou de mécontentement ne vienne troubler désormais la bonne harmonie et les rapports d'une amitié si ancienne que les deux pays ont tant d'intérêt à perpétuer.
Source : Gallica

Jules Lombard Le Prince Napoléon-Louis Bonaparte et le ministère Molé… (1839)

La Suisse est trop loyale et trop fidèle alliée, pour permettre que Louis Bonaparte se dise à la fois l'un de ses citoyens et le prétendant au trône de France ; qu'il se dise Français toutes les fois qu'il conçoit l'espérance de troubler sa patrie au profit de ses projets, et citoyen de Thurgovie quand le gouvernement de sa patrie veut prévenir le retour de ses criminelles tentatives.
Source : Gallica

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