Jules de Prémaray

Résumé

Jules de Prémaray Bertrand l'horloger, ou Le Père Job… (1843)

MATHIAS, posant ses fagots et allant à Marianne.
Prenez garde, toi-même, entendez-vous?
MARIANNE, à Georgette.
Qu'a-t-il donc ?
MATHIAS.
Georgette, répondez? Quel est cet intrus qui profite de mon absence pour vous insinuer de vous métier de ma candeur naturelle?
GEORGETTE.
Eh! vous ne savez ce que vous dites. monsieur est un pauvre voyageur égaré.
MATHIAS.
Égaré: (A part.) j'ai bien envie de le remettre dans son chemin, moi!. (Marianne s'assied près du feu et cause avec Georgette.) Ah ! ça!. il va donc coucher là!. Dites-moi, mon garçon, est-ce que vous attendez le père Job ?
Source : Gallica

Jules de Prémaray Bertrand l'horloger, ou Le Père Job… (1843)

MATHIAS.
Ah! dam! ce n'est pas comme les vilaines fleurs jaunes du père Job.
GEORGETTE.
Je crois bien. des pervenches. malgré la neige.
MATHIAS.
Ah ! c'est que pour vous. Et puis en passant par chez M. le maire, nous sommes très liés en semble.
GEORGETTE.
Vous?
MATHIAS.
Moi et le jardinier de M. le maire. car, vous le savez, le jardinage, c'est ma passion. Oh ! le jardinage, quelle profession amusante !. on voit toutes ces petites graines qui poussent.
AIR du Fleuve de la vie.
C'est l'habitude sur là terre : Tout pousse, s'élève et grandit.
Source : Gallica

Jules de Prémaray Bertrand l'horloger, ou Le Père Job… (1843)

GEORGETTE.
Pour la faire remettre en état parce que le père Job.
MATHIAS.
C'est qu'il ne voulait pas la lâcher. Et quand il a vu qu'on lui enlevait son passe temps, ne s'est-il pas avisé de subtiliser la montre de M. Gervais. Dam ! puisqu'on ne la retrouve plus.
GEORGETTE, allant à gaucho.
Chut! il me semble que j'entends. (Elle entr'ouvre la porte.) Non. il est toujours occupé. et c'est heureux. parce que, malgré le mauvais temps. il aurait voulu sortir, comme tous les jours, pour aller, à l'embranchement de la route, attendre quelqu'un qui parte pour l'Italie.
Source : Gallica

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