Résumé

L'Enquête parlementaire sur le Panama… (1893)

La Commission d'enquête est convaincue d'être l'interprète de la conscience publique indignée, en qualifiant d'immorales et d'infâmes les manoeuvres de ce fonctionnaire. Elle estime, que le gouvernement, en n'osant pas le désavouer à la tribune de la Chambre et en demeurant dans l'ombre du secret invoqué devant la cour d'assises, a joint une présomption de plus à toutes les autres de sa connivence pour faire échec à la justice et pour mettre obstacle par tous les moyens à la découverte de la vérité.
Source : Gallica

L'Enquête parlementaire sur le Panama… (1893)

Rien en effet n'est plus regrettable que la demi-lumière projetée sur les manoeuvres de la Compagnie de Panama.
Il y a eu corruption : la Justice en a en mains toutes les preuves.
Il y a eu des corrupteurs : les uns ont été condamnés, les autres sont en fuite.
Donc il y a eu des corrompus.
Voilà la seule conclusion qu'il soit permis aujourd'hui de dégager des faits connus et démontrés : c'était la pire de toutes, celle que la nomination d'une Commission d'enquête avait eu pour but d'éviter, parce qu'elle enveloppe dans la même suspicion les innocents et les coupables.
Source : Gallica

L'Enquête parlementaire sur le Panama… (1893)

L'auteur n'a voulu qu'une chose : mettre le public à même d'apprécier la sincérité du gouvernement, de la justice, de la Chambre, et de dire qui, du rapporteur Vallé ou de lui-même, a eu le plus de souci de la vérité et a le mieux compris la dignité du Parlement.
L'auteur n'a qu'une ambition, c'est que les hommes de bonne foi pensent en le lisant : « Voilà, pour l'honneur du pays, le rapport que l'unanimité de la Commission d'enquête eût dû proposer à la Chambre ; voilà les conclusions que la Chambre eût dû, pour son propre honneur, pour l'honneur de la République, discuter et voter. »
Source : Gallica

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