Résumé

A. Lucas Précis historique de l'affaire du Panama… (1893)

Quant à la publicité des débats, si M. le ministre croit que le secret de l'instruction n'existe que pour les affaires qui doivent être jugées à huis clos, il se trompe. Le secret absolu de l'instruction est la règle essentielle de notre droit criminel, et ce secret est protégé contre toute indiscrétion par l'article 38 de la loi de 1881 ainsi conçu : « Il est interdit de publier les actes d'accusation et tous autres actes de procédure criminelle ou correctionnelle avant qu'ils aient été lus en audience publique, et ce, sous peine d'une amende de 50 francs à 1,000 francs. »
Source : Gallica

A. Lucas Précis historique de l'affaire du Panama… (1893)

M. BLONDIN se défendit d'avoir été un instigateur et, par après, d'avoir stipulé et reçu une commission. C'est bien son ami Baïhaut qui a eu l'idée de demander de l'argent à Panama, et lui, Blondin, s'imaginait sincèrement qu'il s'agissait de contrecarrer des opérations à la baisse. Jamais il n'aurait cru M. Baïhaut capable d'agir pour sa propre poche. Dans ces conditions, il n'avait été qu'un intermédiaire, qu'un homme de confiance et son rôle s'était borné à mettre en présence le financier panaméen et le ministre.
Source : Gallica

A. Lucas Précis historique de l'affaire du Panama… (1893)

Ce que je sais, c'est que ma conscience est bien tranquille. Depuis que j'ai l'âge d'homme, en effet, j'ai servi avec conviction, avec fidélité, avec travail, la cause de la démocratie et de la République. Ce que je sais, c'est que les procédés qui ont été employés hier contre moi sont contraires à tous les principes de justice en vigueur depuis cent ans. Ce que je puis faire, c'est de donner ici un démenti formel aux calomnies dirigées contre moi, calomnies d'autant plus absurdes que je n'ai pas voté la loi relative à l'émission des obligations de Panama.
Source : Gallica

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