La guerre (1868)

Résumé

La guerre (1868)

Oh ! certes, le patriotisme est un de ces principes sacrés, palladium de la vie sociale, placé hors de toute attreinte dans le sanctuaire de la conscience des peuples. Aussi, comme toutes les choses grandes et belles, il n'a rien à craindre, si la vérité lui applique sa règle inflexible. C'est corroborer sa force réelle que de le débarrasser dé celle empruntée à des côtés faux ou exagérés.
L'homme civilisé, placé au centre de ses rapports sociaux, a d'abord sa famille, puis sa patrie, et enfin le reste de l'humanité.
Source : Gallica

La guerre (1868)

Même résultat au point de vue de la morale plus pure, plus élevée du christianisme. L'homme qui accomplit en esprit et à la lettre l'admirable précepte, seul capable de donner la paix au inonde : ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fit, ne doit-il pas désirer que sa patrie, dont il est partie intégrante, traite les autres peuples, son prochain à elle, comme lui-même traite le sien? Quel plus bel amour à vouer à sa patrie que de la vouloir pure de toute convoitise et de toute violence?
Source : Gallica

La guerre (1868)

Avec nos moyens d'action, l'intelligence et le travail font jaillir du néant les richesses nécessaires à la vie, en moins de temps qu'il n'en fallait à nos devanciers pour se les arracher les armes à la main.
Pour des tarifs? l'expérience a parlé : on sait que les échanges multiplient la richesse; et, par une marche graduelle mais irrésistible, les barrières s'abaissent elles-mêmes devant eux.
Pour des prétentions de supériorité et d'influence? Eh mon Dieu ! que chacun de nous ait, comme peuple, la plus haute idée de sa valeur, quel mal cela fait il aux autres ?
Source : Gallica

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