Résumé

Lardier Revue des Deux Mondes

De même que dans tout l’Orient, les femmes du Rajasthan ne sont point libres ; mais ici leur réclusion n’a rien qui puisse répondre à l’idée de honte et de faiblesse que nous attachons à ce mot : leurs époux, qui ne cessent jamais d’être amans, les traitent constamment avec ces égards et cette déférence qui pourraient faire croire à des Européens qu’ils sont soumis à leurs caprices. Mais cette conduite n’est que la juste récompense due à des femmes qui partagent tous les sentimens de leurs belliqueux époux, et qui punissent par le mépris l’oubli des devoirs ou le manque de courage.
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C’est encore ce chef qui, à l’installation d’un souverain, est chargé de lui ceindre l’épée et de lui remettre les insignes de sa puissance. Les lois relatives à la succession au trône posent une barrière insurmontable à l’usurpation que ce ministre tout puissant oserait tenter ; mais lorsque c’est un homme de talent et de capacité, il n’en possède pas moins le pouvoir réel, et dans ce cas le prince n’est qu’un simulacre de souverain.
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Ainsi que l’arc de corne de buffle et le dard à tige de roseau, ces armes faites pour la guerre servent également aux jeux de la paix auxquels on initie dès l’âge le plus tendre les enfans eux-mêmes. Pour exercer leurs bras, et peut-être pour les accoutumer à voir sans crainte couler le sang, on leur apprend avec de petits sabres légers à faire sauter la tête des chiens et des chats. Il est assez naturel qu’une pareille éducation produise le courage et la férocité qui distinguent éminemment cette race d’hommes.
Les maisons du Rajasthan n’ont pas de meubles.
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