Résumé

Le Roman du Renart - D. M. Méon - 1826

M. Raynouard [9] après avoir défini la tenson « une pièce en dialogue, dans laquelle ordinairement deux interlocuteurs défendoient tour à tour et par couplets de même mesure et en rimes semblables, leur opinion contradictoire sur diverses questions d’amour, de chevalerie, de morale, etc. », ajoute un peu plus loin (p. 188) que « la tenson n’étoit pas toujours présentée sous la forme d’une question ; elle étoit quelquefois une satire dialoguée entre deux personnages qui se faisoient mutuellement des reproches hardis et injurieux. » Renart et Piaudoué appartient à ce dernier genre
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Le Roman du Renart - D. M. Méon - 1826

Renart bial frère,
Aies merci de ton compère :
Ensegne-moi par ta franchise
En quel manière et en quel guise
Je poroie estre en paradis.
Ce dist Renars : Je l’ te devis :
Sés-tu conme entrer i poras ?
A tôt le monde pardonras
Premièrement, ci n’a que dire,
Courous et maltalens et ire ;
Puis si auras miséricorde,
Et te pendras à cele corde,
Et li angle t’enporteront,
Qui de toi grant joie feront.
Tant li dist Renars et consele,
Et tant li a mis en l’orelle
A Ysengrin, qu’il s’aparelle
Pour prendre la corde et la selle.
Il ne douta, si fist enfance
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Le Roman du Renart - D. M. Méon - 1826

Nous nous étions contenté d’abord, et pour notre satisfaction personnelle, de charger notre exemplaire du Renart de quelques-unes des variantes que la collation des manuscrits nous offroit ; mais bientôt le nombre, l’étendue et l’importance de ces variantes nous permirent de croire que la publication des plus remarquables ne seroit peut-être pas sans intérêt pour la science.
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