Résumé

Portrait de Louis Belmontet Louis Belmontet De la Proscription, adresse à la Chambre des Députés… (1832)

Partout, autour du trône de Louis-Philippe, dans sa cour, dans ses ambassades, en tête des armées, partout les notabilités du grand homme proscrit, partout des gens qu'il a fait sortir de la foule : et c'est lui que la loi de proscription veut atteindre même au-delà du tombeau !
Deputés de la France, honorez le noble caractère dont vous êtes revêtus, armez-le de sa force ; ne souffrez pas que la grande nation soit ingrate, c'est assez de l'ingratitude des hommes. Souvenez-vous que la postérité ne pardonne jamais l'oubli des bienfaits.
Source : Gallica

Portrait de Louis Belmontet Louis Belmontet De la Proscription, adresse à la Chambre des Députés… (1832)

Napoléon fut-il un usurpateur? Qui l'a dit! Est-ce la Nation ? Jamais ; car c'est la Nation qui l'appela au trône. Qui donc a prononcé le mot d'usurpateur? Les Bourbons. Qu'entendaient-ils par usurpation? L'exercice de la souveraineté hors de leur dynastie. C'était donc le peuple français qui se trouvait l'usurpateur, puisqu'il avait délégué le pouvoir à Napoléon, l'élu de son choix. Or, un peuple usurpe-t-il? Cette doctrine était soutenable sous le règne de la restauration imposée; mais lorsque le peuple, vainqueur de nouveau, a renversé la monarchie légitime avec son droit venu
Source : Gallica

Portrait de Louis Belmontet Louis Belmontet De la Proscription, adresse à la Chambre des Députés… (1832)

S'il s'agit au contraire de Napoléon citoyen, comment qualifier la proscription de ses frères exclus de sa famille politique, et par cela même placés au rang de simples citoyens !
Une fois ce principe odieux admis, qu'un gouvernement peut faire prononcer des lois exceptionnelles contre de simples citoyens, sans présence de délit ou de crime, il n'existerait plus de sûreté personnelle : la liberté individuelle ne serait qu'une détestable fiction ; et l'anarchie dans la morale et dans le droit civil deviendrait d'autant plus funeste, qu'elle s'organiserait sous l'hypocrisie de la légalité.
Source : Gallica

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