Résumé

Louis Bonzom Les monstres aux grandes oreilles (1951)

Nous retrouvant avec l'honneur et la fortune, sur cette île où la mort nous cerne!
— Du moins, père, nous mourons ensemble, en vrais Faudrier!
— En tout cas, voici dans ma pirogue des vivres et des munitions! Et le courage ne nous manque pas! De quoi vendre chèrement notre vie! Nous sommes, à présent, avec vos noirs et les miens, onze hommes dont on ne viendra pas facilement à bout, mes petits!
— Certes!
— Vendre notre vie!... La défendre, oui!... Ah! ça !... Mais... fit Faudrier en observant les deux rives... Mais... que se passe-t-il donc?
Source : Gallica

Louis Bonzom Les monstres aux grandes oreilles (1951)

L'Aracajuna n'avait plus qu'à nouer fortement la corde à l'étrave pour tirer la barque à terre, quand une flèche l'atteignit au flanc. La corde glissa de ses mains, tandis qu'il s'affaissait dans la pirogue.
Ses compagnons, déjà à terre, prêts à haler, poussèrent un cri de désespoir. La pirogue libérée filait dans le courant. L'Indien blessé se releva sur un genou pour s'emparer d'une pagaie, mais l'embarcation, emportée dans le rapide, filait avec une vitesse vertigineuse vers la chute qui était à deux cents mètres de là. Malgré les efforts du blessé, elle y culbuta et dévala dans le vide.
Source : Gallica

Louis Bonzom Les monstres aux grandes oreilles (1951)

Philippe et Pierre eurent le même sursaut. Cette voix, ils la reconnaissaient ! Elle venait de vibrer dans leur être !
La voix de leur père !... C'était lui !
De la pirogue, des coups de feu claquaient. Pris entre deux feux, le radeau dévia. Ses pagayeurs immobilisés par leur premier instant de saisissement, il chassa de quelques mètres, en dérive. Et ce fut soudain, chez ses occupants, un hurlement de détresse. Sa lourde masse, tournoyant sur elle-même, venait d'être prise par le rapide. Emporté, il filait à une vitesse folle que rien ne pouvait arrêter vers le saut de la rivière.
Source : Gallica

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