Résumé

Louis Noël Étude sur Eugénie de Guérin (1867)

En écrivant un recueil de lettres où se reflète sa naïve jeunesse, et qui contient des pages intimes et des retours de la rêverie la plus délicieuse, Eugénie de Guérin a rallié autour d'elle les vives sympathies des esprits délicats ; son langage, empreint de suavités particulières et d'harmonie nonchalante, voix d'or, lumière parlée, suivant l'expression hardie d'un grand écrivain, fait ressortir les choses les plus familières avec un talent naïf et un sourire attendri, qui n'étouffe jamais, sous les notes pétillantes de l'esprit, la note vibrante du cœur.
Source : Gallica

Louis Noël Étude sur Eugénie de Guérin (1867)

« Il y mit la beauté, » nous pouvons le dire d'Eugénie deGuérin : elle met en nous plus de bonté ; la bonté, ce regard du matin ingénu, ce don inné qui ne s'acquiert pas plus que la beauté, et qui, comme la grâce, émane de Dieu.
Le génie, à quelque degré qu'il existe, est un don du ciel ; il doit répandre, déposer en nous une plus grande somme de moralité. Le talent ne s'appartient pas à luimême, il est le bien de l'humanité ; ce n'est pas un égoïsme comme l'amour : il est l'ornement de l'intelligence, et celui qui veut l'étouffer amoindrit notre souveraineté.
Source : Gallica

Louis Noël Étude sur Eugénie de Guérin (1867)

Désormais elle est résolue à ne plus désirer que la beauté de l'âme, et alors, fixant la beauté éternelle, cette beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, dont l'amour la remue délicieusement, elle s'isole : les bruits de la terre s'éteignent, dans un calme ravissant, dans une paix inexprimable, elle s'élève par la prière, cette divine respiration de l'âme, vers les régions où réside éternellement l'essence de la vertu.
Source : Gallica

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