Résumé

Louis Reboul Éloge de M. Marie : discours prononcé à la Conférence des avocats… (1872)

Dès 1830 commence la vie politique de M. Marie, vie politique que je dois dire (1) . Il avait gardé de la révolution de Juillet une impression trop vive pour ne pas protester contre la guerre que le gouvernement avait faite aux partisans du régime déchu, contre la conduite qu'il avait tenue vis-à-vis de la presse, et surtout contre l'oubli des engagements contractés solennellement devant les légitimes exigences de l'orgueil national. Un des premiers il s'affirma l'adversaire de la monarchie nouvelle, et prit place dans les rangs de l'opposition radicale d'alors.
Source : Gallica

Louis Reboul Éloge de M. Marie : discours prononcé à la Conférence des avocats… (1872)

Tous ceux qui depuis ont si amèrement reproché au gouvernement l'organisation des ateliers nationaux, devraient se rappeler la terreur causée par l'attitude de cette foule dont on connaissait les ardeurs et les emportements et qui refusait de quitter ses barricades.
Ce n'était pas tout.
Chaque matin par milliers s'agitaient des hommes, des femmes, des enfants sans pain, sans asile, à moitié nus, ceux-ci demandant du travail, ceux-là demandant l'aumône, priant, sollicitant, menaçant.
Source : Gallica

Louis Reboul Éloge de M. Marie : discours prononcé à la Conférence des avocats… (1872)

Il n'en devait pas être ainsi, et ce fut un éternel chagrin pour M. Marie de n'avoir su prévoir les déplorables résultats que cette concession si sage en apparence devait entraîner. Le discours d'inauguration de la commission du Luxembourg grandit encore, en effet, les embarras de la situation; les ateliers devinrent de plus en plus déserts, les bureaux de secours chaque jour plus assiégés dans les mairies. Il était urgent d'agir, et d'agir promptement.
Il fallait dégager la rue et enlever tout prétexte à
l'émeute.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature