Résumé

Portrait de Léon Tolstoï Léon Tolstoï L'Esclavage de notre temps

Les travailleurs sont également tellement pervertis par leur esclavage forcé qu’il leur semble pour la plupart que si leur position en est une mauvaise, c’est la faute des maîtres, qui les paient trop peu et détiennent les moyens de production. Il ne leur vient pas en tête que leur mauvaise position dépend entièrement d’eux-mêmes, et que s’ils souhaitent améliorer leur condition et celle de leurs frères, et non seulement que chacun fasse le mieux qu’il peut pour lui-même, la grande chose qu’ils doivent faire est qu’eux-mêmes cessent de faire du mal.
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L’esclavage existe encore dans toute sa force, mais nous ne le percevons pas, comme en Europe à la fin du dix-huitième siècle l’esclavage des serfs n’étaient pas perçus. Les gens de cette époque-là pensaient que la position des hommes obligés de labourer la terre pour leurs seigneurs, et leur obéir, était une condition économique de la vie naturelle et inévitable, et ils ne l’appelaient pas esclavage. Il en est de même parmi nous; les gens d’aujourd’hui considère la position des travailleurs comme étant une condition économique naturelle et inévitable, et ils n’appellent pas ça de l’esclavage.
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Si, pour que Londres ou Petersburg soient éclairés par l’électricité, ou pour construire des bâtiment d’exposition, ou pour tisser des belles affaires rapidement et abondamment, il soit nécessaire que même quelques vies soient détruites, ou ruinées ou abrégées – et les statistiques nous montrent combien il en est qui sont détruites – que Londres et Pétersbourg soient plutôt éclairés au gaz ou à l’huile; qu’il n’y ait pas d’exposition, de peinture, ou de matériaux plutôt que de l’esclavage, et aucun destruction de vie humaine en résultant.
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