Maurice Barrès,
Un jardin sur l’Oronte
“ «La rose, dans sa brève saison, se hausse par-dessus les clôtures, et le rossignol l'émerveille en lui racontant l'univers.... Rose fortunée de courir le monde, en esprit, sur l'aile du rossignol! Moi, j'ignore les voyages, les périls, l'étonnement, et si la rose tient ses couleurs des blessures du rossignol, nul cœur, devant moi, ne saigne.»Il y eut un silence plein de ténèbres et de parfum, et puis la voix reprit:«Les fleurs ont-elles vécu avant que le maître ait passé? Dans les jardins déserts et sur les tapis éclatants, que de proie pour la douleur et pour l'amour!» ”

