Maurice Masson, Revue des Deux Mondes
“ C’est que Mme de Tencin était très peu femme : Marivaux disait déjà que « son esprit n’avait pas de sexe, » façon galante d’insinuer qu’elle avait l’esprit masculin. Elle a attaqué la vie en homme, elle a senti comme bien peu la mâle volupté de l’effort, et il n’y a pas de femme peut-être qui ait plus souffert de n’être pas homme. Si elle a aimé son frère d’un amour si passionné, c’est que cette volonté molle n’était qu’un instrument dans ses mains, qu’elle s’était incarnée tout entière en lui, et qu’elle goûtait avec lui l’illusion de la lutte virile. ”
