Molière

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Résumé

Portrait de Molière Molière Les Fourberies de Scapin (1671)

Scapin. Où est donc cet argent ?
Géronte. Ne te l’ai-je pas donné ?
Scapin. Non vraiment ; vous l’avez remis dans votre poche.
Géronte. Ah ! c’est la douleur qui me trouble l’esprit.
Scapin. Je le vois bien.
Géronte. Que diable alloit-il faire dans cette galère ? Ah ! maudite galère ! traître de Turc ! à tous les diables [9] .
Scapin, seul. Il ne peut digérer les cinq cents écus que je lui arrache ; mais il n’est pas quitte envers moi ; et je veux qu’il me paye en une autre monnoie l’imposture qu’il m’a faite auprès de son fils.
Scène XII.
OCTAVE, LÉANDRE, SCAPIN.
Octave.
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Portrait de Molière Molière Les Fourberies de Scapin (1671)

Le même pendard de Scapin, par une fourberie aussi, m’a attrapé deux cents pistoles.
Géronte. Il ne s’est pas contenté de m’attraper cinq cents écus ; il m’a traité d’une manière que j’ai honte de dire. Mais il me la paiera.
Argante. Je veux qu’il me fasse raison de la pièce qu’il m’a jouée.
Géronte. Et je prétends faire de lui une vengeance exemplaire.
Silvestre, à part. Plaise au ciel que, dans tout ceci, je n’aie point ma part !
Géronte. Mais ce n’est pas encore tout, seigneur Argante ; et un malheur nous est toujours l’avant-coureur d’un autre.
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Portrait de Molière Molière Les Fourberies de Scapin (1671)

Scapin À vous dire la vérité, il y a peu de choses qui me soient impossibles, quand je m’en veux mêler. J’ai sans doute reçu du ciel un génie assez beau pour toutes les fabriques de ces gentillesses d’esprit, de ces galanteries ingénieuses à qui le vulgaire ignorant donne le nom de fourberies ; et je puis dire, sans vanité, qu’on n’a guère vu d’homme qui fût plus habile ouvrier de ressorts et d’intrigues, qui ait acquis plus de gloire que moi dans ce noble métier.
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