Résumé

Alphonse Leveaux Étude sur Molière : le Mariage forcé… (1881)

Mais avant de quitter le docteur Pancrace, n'oublions pas un excellent trait de comédie, une observation qui appartient à tous les temps. Pancrace, mécontent, furieux de voir se produire impunément une opinion contraire à la sienne, s'en prend au gouvernement. Comme on dirait de nos jours, il fait de l'opposition. « Ah- ! seigneur, Sganarelle, s'écrie-t-il, tout est renversé aujourd'hui ; une licence épouvantable règne partout et les magistrats « qui sont établis pour maintenir l'ordre dans cet état, devraient rougir de honte en souffrant un scandale aussi intolérable ! »
Source : Gallica

Alphonse Leveaux Étude sur Molière : le Mariage forcé… (1881)

On joue souvent les pièces de Molière par la raison très simple qu'elles plaisent au public et lui offrent à la fois un plaisir et un enseignement, un amusement et une leçon. Ici, à vrai dire, le poète comique est venu en aide au philosophe pour rendre la leçon attrayante. En écoutant le Misanthrope, le Tartufe, l'Avare ou les Femmes savantes, l'esprit reçoit plus qu'une impression fugitive qui s'efface presque entière, une fois le rideau baissé et la rampe éteinte.
Source : Gallica

Alphonse Leveaux Étude sur Molière : le Mariage forcé… (1881)

J'ai voulu faire voir que le Mariage forcé et les Fourberies de Scapin sont des oeuvres parfaitement dignes de l'attention réfléchie des esprits sérieux et je crois n'avoir pas besoin de transition pour dire que les comédies de Molière sont un excellent cours de philosophie. Pour moi, je n'en connais pas de meilleur. Il est vrai que la métaphysique en est presqu'entièrement supprimée. De ce côté si périlleux pour la raison humaine, Molière va jusqu'où le bon sens peut aller, sans craindre de s'égarer.
Source : Gallica

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