Résumé

Notes et documents concernant la législation douanière des pétroles en France… (1892)

Au contraire, en 1890, l'importation du pétrole brut, de celui qui sert à la raffinerie, a passé de 72 à 178 millions de kilogrammes, soit une augmentation de 130 %. Et quant à l'importation du pétrole raffiné, que l'on dit funeste aux intérêts de la raffinerie, de 22 millions et demi de kilogrammes, elle est tombée à 20 millions. Voilà le fait inscrit dans les chiffres des douanes : la raffinerie s'est développée, au cours des dix dernières années, dans la proportion de 130 %, tandis que l'importation du pétrole raffiné a reculé, au contraire, de 10 à 12 %.
Source : Gallica

Notes et documents concernant la législation douanière des pétroles en France… (1892)

Mais les bénéfices qu'une industrie, quelle qu'elle soit, peut réaliser, non pas en tant qu'industrie ou en tant que commerce, mais à l'abri d'une législation déterminée et par le jeu de l'impôt, c'est tout autre chose.
L'industrie qui consiste à exploiter dans un intérêt personnelle régime fiscal créé par les besoins du Trésor n'est pas une industrie qui doive être encouragée. Les bénéfices de cette nature, quelle que soit l'industrie où nous les rencontrons, ne méritent la bienveillance, ni du Sénat, ni de la Chambre, ni du gouvernement.
Source : Gallica

Notes et documents concernant la législation douanière des pétroles en France… (1892)

Voyons d'abord si la fortune de l'industriel, que l'on a surtout en vue, fortune qui effarouche un peu, provient de l'industrie elle-même ou si elle n'est pas due à des causes accessoires. Si elle provient de l'industrie môme du raffinage du pétrole, si cette industrie est tellement avantageuse et si cet écart de 7 francs entre le brut et le raffiné permet de réaliser des gains considérables, naturellement tous ceux qui se livrent à cette industrie doivent, dans une mesure plus ou moins étendue, gagner de l'argent.
Source : Gallica

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