Résumé

Notice sur la sainte chandelle d'Arras (1860)

Le samedi, de grand matin, Norman se leva et se rendit à l'église de Notre-Dame pour demander à Dieu la grâce d'accomplir sa mission. A peine s'est-il incliné devant l'instrument de la mort de Notre-Seigneur, à peine s'est-il muni lui-même du signe de la croix, qu'il se trouve entouré des pauvres malades du feu ardent. Il voit de ses yeux leurs maux cruels, il entend leurs gémissements et leurs plaintes. Cette vue lui rappelle la menace de la sainte Vierge : Si vous ne vous hâtez, vous souffrirez les mêmes angoisses.
Source : Gallica

Notice sur la sainte chandelle d'Arras (1860)

Lorsque le soleil eut entièrement achevé sa course et que la nuit eut étendu ses voiles sur notre hémisphère, Lambert vint rejoindre Itier et Norman. Tous trois alors rivalisant de ferveud'humilité et de contrition dans leurs prières, attendirent avec une sainte impatience l'heure indiquée pour la céleste vision. Leur espérance ne fut pas vaine. Au premier chant du coq, ils voient descendre doucement de la voûte du chœur de la cathédrale la Vierge, la Mère du Sauveur, la Mère de toute consolation, celle qui ramène au bon chemin les mortels égarés
Source : Gallica

Notice sur la sainte chandelle d'Arras (1860)

L'évêque Lambert, témoin de tant et de si cruelles souffrances, séchait de douleur à ce spectacle. Les gémissements de cette foule de malades, qu'il ne pouvait soulager que par une tendre compassion, lui perçaient le cœur. C'était peu pour lui que de leur adresser de douces et saintes paroles.
Jour et nuit, il versait des larmes au pied des autels et demandait la cessation du fléau à Jésus et à Marie; enfin sa prière fut exaucée. Mais qui ne s'étonnera des moyens dont se sert la Mère de la divine sagesse pour délivrer de
leurs maux ceux qui mettent en elle toute leur confiance!
Source : Gallica

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