Olympe de Gouges,
Molière chez Ninon, ou Le siècle des grands hommes…
“ Venez, Madame Scarron, je vous recommande ma chère Ninon, que votre amitié ne l’abandonne pas.Ninon, plongée dans le plus grand accablement, tout à coup s’aperçoit que la Châtre est parti : elle jette un cri perçant. Il est parti !Madame Scarron C’en est fait.Ninon, se livrant à la plus grande douleur, se laisse aller sur le canapé. Que je suis malheureuse ! Je suis la femme la plus infortunée ! Quoi ! L’Amour me causera-t-il sans cesse de nouveaux tourments ? L’engagement que j’ai pris, m’est un sûr garant que ce sont les derniers, et si je perds la Châtre, je n’aimerai plus personne. ”
