Christine de Hesse

Définition et enjeux

Pierre Elzéar,  Christine Bernard (1882)

“ Tais-toi ! tais-toi !
Christine s'épuisait en efforts désespérés. Comme les lèvres de Favrol allaient toucher les siennes, elle lui cracha au visage.
Il poussa un rugissement et saisit un couteau sur la table.
– Oh ! oui, à la bonne heure ! cria Christine. Tuez-moi plutôt ! La mort, mais pas votre amour ! Jamais !
– Embrasse-moi tout de suite ! Embrasse-moi, ou sinon...
Et il levait le couteau.
Tout à coup, une détonation retentit.
Lazare recula, vomissant un flot de sang.
Pierre et Gaston étaient entrés au moment où le couteau allait s'abattre sur Christine.
”
Source : Gallica

Revue des Deux Mondes

“ Immobile comme une statue, Christine se laissait faire, mais son cœur protestait avec énergie contre tout ce que cette robe semblait promettre à Dieu. Elle voulait sa liberté à défaut d’autre bonheur, et sa tête exaltée rêvait encore de traverser les mers pour retrouver Herbert. Jamais le pieux vêtement d’une postulante ne couvrit un cœur plus agité, jamais il ne fut mouillé de larmes plus amères. ”
Source : Wikisource

Portrait de Andrée Viollis Andrée Viollis,  Le Secret de la reine Christine (1944)

“ Christine ne fait qu'en rire. N'est-elle pas libre, comme elle n'eût jamais rêvé qu'on pût l'être ?
Ce sont les jours heureux du lac Moelar, mais avec une joie pleine et comblée. Car cette fois rien ne s'oppose à sa passion. Ni son orgueil, ni sa dignité de reine.
Elle étreint cet amour à pleins bras, à pleines lèvres, avec toute la violence de son tempérament, de sa jeunesse épanouie, trop longtemps contenue et bridée. Elle est fière de son infatigable amant, de sa beauté, de sa fougue, de son esprit.
”
Source : Gallica

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