H. Romand, Revue des Deux Mondes
“ Aussi que de génies éteints, de poètes faillis et d’avortons littéraires ! L’orgueil est un fruit de mort que ce siècle aime trop. Dire que, sous ce rapport, M. Dumas n’est pas un peu, beaucoup même, de son siècle, je m’en garderais bien. Je ferai pourtant une distinction. Il n’est pas orgueilleux, c’est son défaut ; mais vain, c’est une qualité qui va chez lui jusqu’à l’excès. Cette division est capitale : car l’orgueil est un vice froid, un crime solitaire, sans cœur, formé de haine et de mépris, primitif, sauvage, insociable ; c’est l’égoïsme de l’intelligence et l’idolâtrie de l’égoïsme. ”
