Hippolyte Parigot

Résumé

Hippolyte Parigot,  Alexandre Dumas père

“ Là se développe la volonté, ici l’action ; l’un cherche la vie aux sources mêmes, l’autre en anime les gestes et enflamme les sentiments ; là règne la raison, ici la fantaisie est maîtresse. C’est la tache blanche que fait le burnous arabe dans le manoir, qui éclaire le drame. La poésie de l’Orient s’oppose aux mœurs féodales de l’Occident, et l’amour de l’esclave au teint bronzé fait contraste à la jalousie de la femme pâle : Yaqoub, Bérengère, Bérengère !... À la flamme de l’imagination le drame prend feu. Tout ce que Corneille a rebuté, Dumas le saisit avidement. ”
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Hippolyte Parigot,  Alexandre Dumas père

“ Antony, loin d’être « le dernier acte d’une tragédie qui ne finit point », est le premier acte du drame moderne qui va se poursuivre.
La femme conquise, l’individualisme donne l’assaut au pouvoir — et c’est Richard Darlington ; il en veut au génie — et c’est Kean ; enfin, il vise la fortune et attelle le sexe faible à son ambition — et c’est Alfred d’Alvimar, l’amant d’Angèle. Ou plutôt c’est toujours Antony, avec même vigueur physique, même tempête de passion, et pareille concupiscence de tout, mais non plus de tout à la fois : il a divisé son travail.
”
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Hippolyte Parigot,  Alexandre Dumas père

“ En sorte qu’à l’instant où le mari, à qui la société délègue ses pouvoirs, force la porte, Adèle cède à la logique de l’adultère, victime du conflit entre la passion et l’opinion. Elle meurt de la main d’Antony, sous la loi du monde. « Elle me résistait ; je l’ai assassinée ! » — n’est pas seulement un mot de théâtre, mais la sanglante réhabilitation après le supplice. Car il importe à une société de parvenus que l’opinion soit la plus forte, à défaut de la tradition. Faute de cette réplique, en vérité, le drame est amoindri. ”
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