Résumé

Pèlerinage des pénitents blancs de Monléon-Magnoac… (1821)

On a calomnié notre province, et l'on calomnie tous les jours la France elle-même. La France est peut-être la portion de l'Europe où les idées philosophiques ont fait le moins de ravages. Je n'en veux d'autre preuve que l'esprit éminemment religieux du peuple. Il suffit de montrer à nos compatriotes une croix, une image, un symbole de religion , pour les voir accourir en foule. Nous étions devenus une multitude à notre arrivée à Betharram , et cependant nous ne devions être en tout que quatre-vingt-dix.
Source : Gallica

Pèlerinage des pénitents blancs de Monléon-Magnoac… (1821)

Mais à l'époque du concordat, l'esprit religieux qui n'était que comprimé se réveilla. La confrérie des pénitens blancs revint dans sa modeste chapelle. On y offrit des voeux pour les maîtres de la France. La charité chrétienne ajouta sans doute plus d'une fois à la prière solennelle, d'autres voeux, alors sans espoir, pour d'autres princes dont le souvenir n'était pas effacé, et dont les infortunes avaient fait couler bien des larmes. Le pèlerinage à la chapelle de Betharram ne fut pas cependant renouvelé, et la justice de Dieu n'était pas satisfaite.
Source : Gallica

Pèlerinage des pénitents blancs de Monléon-Magnoac… (1821)

La violence du vent dissipait quelquefois les nuages, et dans des courts instans de sérénité découvrait à nos yeux la cime du Calvaire couronnée de sapins et de chênes d'une hauteur prodigieuse. Cette apparition, comme celle des tours de la Cité sainte , lorsqu'elle s'offrit pour la première fois aux regards des croisés, nous donna de nouvelles forces : là était pour nous Jérusalem. Ainsi nous arrivâmes à l'église de Montaut, sans avoir offensé le Ciel ; nous le présumons du moins.
Source : Gallica

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