Pierre Renaud

Résumé

Pierre Renaud M. Bouron, curé de Machecoul (1876)

Tous les yeux pleuraient; toutes les poitrines sanglotaient. On sentait la douleur des enfants, qui pleuraient un père, bien plus, on sentait la foi des chrétiens, qui vénéraient un saint.
Les enfants des écoles, les filles de Marie, les Congréganistes, les sœurs du Tiers-Ordre, les confrères du Saint-Sacrement armés de leurs torches, toutes les institutions de M. Bouron, étaient là debout; sans doute, la tristesse dans le cœur, les larmes dans les yeux, néanmoins heureuses de donner un dernier témoignage
d'amour à celui qui avait été leur protecteur et leur père.
Source : Gallica

Pierre Renaud M. Bouron, curé de Machecoul (1876)

Il trouva dans Machecoul de quoi satisfaire son zèle. M. Tolle avait assez vécu pour se faire aimer; mais la mort l'avait emporté trop vite pour lui donner le temps de créer. Du reste, ce n'était guère dans ses goûts. Un saint prêtre, que la discrétion ne me permet pas de nommer, me disait tout dernièrement: « M. Tolle était surtout un homme de prière et de charité. » Aussi tout était à faire.
M. Bouron embrassa d'un coup d'œil toutes les œuvres dont il devait s'occuper, alla se jeter aux pieds de son évêque pour lui demander sa bénédiction, et se mit à l'œuvre.
Source : Gallica

Pierre Renaud M. Bouron, curé de Machecoul (1876)

C'était un prêtre si digne, si attaché à ses devoirs, si affectueux pour tout le monde et surtout pour ses confrères. Il laisse à Machecoul deux constructions qui font son éloge, l'église et la cure bien dotée, sans parler des autres œuvres du ministère, où il ne le cédait à personne. Il était non-seulement vertueux, mais encore, au besoin, missionnaire. C'est, dit-on, le zèle apostolique qui a occasionné sa mort. C'est une mort précieuse devant le Seigneur et une belle fin pour un pasteur.
Source : Gallica

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