Résumé

Statistique générale de la France… (1941)

L'enseignement statistique est, pour l'instant trop peu développé en France pour être à même de satisfaire les nouveaux besoins de l'économie corporative.
Les progrès des machines statistiques font trop souvent perdre de vue qu'elles ne résolvent qu'une faible partie du problème posé et que leur rôle se borne à alléger le travail matériel de dépouillement. Elles ne peuvent suppléer ni à la vérification préalable des éléments de base, — opération absolument essentielle — ni à la critique élémentaire des résultats d'ensemble.
Source : Gallica

Statistique générale de la France… (1941)

Les causes de ce retard considérable de la France sont diverses : en premier lieu, la statistique administrative est d'une façon générale moins développée dans notre pays qu'à l'étranger, particulièrement dans ses applications pratiques.
D'autre part, l'individualisme du Français, sa crainte de l'inquisition et de l'impôt l'ont toujours incité à tenir secrets tous les renseignements concernant son activité, même les plus élémentaires. L'industriel éprouve souvent autant de méfiance, parfois même davantage, à l'égard du syndicat professionnel qu'à l'égârd de l'administration.
Source : Gallica

Statistique générale de la France… (1941)

La concordance des quantités de carton mises en œuvre par ouvrier, entre la statistique syndicale et celle des réponses directes est donc simplement le résultat de la loi des grands nombres et ne suffit pas à prouver l'exactitude des renseignements fournis.
L'exemple des cartonnages permet de montrer un aperçu des moyens qui peuvent être employés pour mesurer le degré de confiance qu'on peut accorder aux chiffres fournis. Le calcul des probabilités peut, en certains cas, conduire à une quasi certitude concernant l'inexactitude de certains chiffres et permettre de localiser les erreurs.
Source : Gallica

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