Thierry Sandre

Thierry Sandre

Résumé

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre,  Mousseline: roman (1924)

“ Avec tant de soucis, le père Trébuc ne pouvait pas tourner sans cesse dans sa tête l’idée du bonheur menacé de sa Mousseline. Quand il la ressassait, il y ajoutait quelque espoir ou quelque crainte dont l’effet détruisait toutes ses réflexions précédentes.
—Au fond, se dit-il, après avoir contemplé la ronde joyeuse de quatre fillettes qui s’instruisaient à planter des choux de manières étranges mais en chantant, au fond rien ne prouve que Monsieur Daix soit en danger. Il en a vu de plus dures. Tout manchot qu’il est, ce pauvre garçon, il est plus solide qu’on ne pense.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre,  Mousseline: roman (1924)

“ Et quoi de plus inconsidéré, pour une fille honnête, que de s’afficher dans la limousine d’un sénateur marié, à côté d’une femme ou d’une fille qui n’est ni la femme ni la fille, mais ce que tout le quartier connaissait, de ce sénateur?
La réputation de Mousseline était intacte dans le quartier. Jamais rien de déplaisant ne revenait aux oreilles du père et de la mère Trébuc. Ils en tiraient de la fierté, sans ostentation néanmoins, car il n’est pas charitable d’écraser un chacun de la supériorité qu’on peut avoir.
—Tant pis pour les aveugles! disait le père Trébuc. On a sa conscience pour soi.
”
Source : Gutenberg

Portrait de Thierry Sandre Thierry Sandre,  Mousseline: roman (1924)

“ C’est vrai. La guerre a déferlé sur le monde sans vous toucher. Tout est sans dessus dessous, et vous ne vous en apercevez pas. Voulez-vous que je vous dise? Voilà votre faute, si c’en est une, car ce n’est pas votre faute si le monde s’est relâché, avec la guerre, comme il s’est relâché. Seulement, pendant que votre femme, qui est aussi une femme de l’autre siècle, ne sortait pas de sa loge, et que vous vous confiniez, vous, dans l’atmosphère de quiétude toute bucolique de votre square, votre fille a grandi dans un milieu différent.
Monsieur Forderaire assujettit derechef son binocle.
”
Source : Gutenberg

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