Résumé

Théodore-Pierre Bertin Considérations sur la liberté de la presse puisées dans le plaidoyer du célèbre jurisconsulte… (1814)

A cette époque même où la loi et la liberté étaient foulées aux pieds par une farouche soldatesque, où de grands, attentats étaient commis dans des lieux imposans, et par des gens revêtus du pouvoir, contre les objets de la vénération publique, crime qui, plus que tout autre forfait, accable le coeur des hommes, brise leur courage, confond leurs sentimens moraux, et efface toute distinction entre le bien et le mal, dans leur intelligence, et instruit la multitude à n'éprouver aucun sentiment de respect pour cette justice qu'ils voient enchaînée au char de triomphe d'un tyran...
Source : Gallica

Théodore-Pierre Bertin Considérations sur la liberté de la presse puisées dans le plaidoyer du célèbre jurisconsulte… (1814)

Non! il vaudrait mille fois mieux voir toutes les presses du monde brûlées, l'usage des caractères aboli, le retour de l'homme à l'ignorance des temps les plus barbares, que de souffrir que la littérature fût employée à enseigner la tolérance de la cruauté , à affaiblir la haine morale pour le crime, à dépraver et à abrutir l'esprit humain. Je sais que j'exprime les sentimens de mon ami, comme les miens, lorsque je dis qu'à Dieu ne plaise que la crainte des châtimens rende un Anglais, en corrompant ainsi ses compatriotes, complice et professeur public de dépravation et de barbarie !
Source : Gallica

Théodore-Pierre Bertin Considérations sur la liberté de la presse puisées dans le plaidoyer du célèbre jurisconsulte… (1814)

Entièrement épuisée par les calamités qu'elle a été obligée de traverser, elle cède au premier pouvoir qui lui donne le repos. Il est un degré d'oppression qui excite les hommes à la résistance, mais il en est un autre et un plus grand qui les subjugue et l'énerve.
Vous remarquerez, Messieurs, que Robespierre lui-même a joui de la plus parfaite sécurité jusqu'au moment où il a attaqué ses propres complices. Le courage des hommes vertueux était abattu, et il ne resta de vigueur de caractère pour l'anéantir, que dans les audacieux brigands qui partageaient sa tyrannie.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature