Théophile Dinocourt

Résumé

Théophile Dinocourt De la Nécessité de former des clubs… (1848)

Le même sentiment qui a porté la Nation à respecter l'âge et les infortunes d'un roi qu'elle avait cependant bien des motifs de haïr, l'empêcherait de rien demander dans les clubs qui compromît la belle réputation dont elle jouit à si juste titre dans tous les endroits du globe où sa gloire est parvenue.
Sans les clubs, je le répète, pas de vraie liberté ; avec eux, point de despotisme possible, si ce n'est celui de la Nation elle-même ; mais chacun sent qu'elle ne peut jamais l'exercer que dans ses propres intérêts et contre des hommes disposés à les trahir.
Source : Gallica

Théophile Dinocourt De la Nécessité de former des clubs… (1848)

Avec quelle merveilleuse adresse, tout pressé qu'il est par sa conscience qu'il viole en les empêchant, une de nos plus utiles libertés, avec quelle merveilleuse adresse, dis-je, profite-t-il de nos préjugés ou de nos vaines terreurs, pour nous dégoûter d'en faire usage ! il ne faut pas, dit-il, deux pouvoirs dans un état, si l'on veut que tout y aille bien, que l'ordre publie ne soit pas troublé et que les intérêts du commerce et de l'industrie ne soient pas livrés journellement à de nouvelles alarmes.
Source : Gallica

Théophile Dinocourt De la Nécessité de former des clubs… (1848)

Ce ne sont là que de vains mots qui prouvent bien plus les craintes que l'autorité conçoit pour elle-même, que sa sollicitude pour les intérêts qu'elle affecte de prendre sous sa protection. C'est qu'en effet ce serait fait de bien des abus dont elle vit; si les citoyens ne veillaient par eux-mêmes à ce qu'elle n'en tolérât aucun comme il est dans leur droit de l'exiger.
Source : Gallica

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